...avec ou sans sucre ?

les braves gens n'aiment pas que... l'on suive une autre route qu'eux...

21 avril 2008

Autres temps...

Autres moeurs ? En sommes-nous si sûr ?

clos_du_mar_chal

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23 novembre 2007

Affaire à saisir

Joconde

A VENDRE

occasion (presque) unique, à saisir

M.B.A.Vals, photo Ojéda

GRANDE BRADERIE

à l'initiative de Nicolas Sarkosy et de Jean-François Mancel

d'autres oeuvres sont disponibles, consultez les catalogues

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22 novembre 2007

DECLARATION DES DROITS DE LA TERRE ET DES ESPECES

Article 1

La Terre est première et mère de toute vie. Le sol, l'eau, l'air, les plantes et les animaux la composent et y vivent en étroite dépendance. Ils forment une communauté. L'Homme, en tant qu'espèce, est membre parmi d'autres de cette communauté.

Article 2

Tout gouvernement des Hommes doit être assuré en vue de garantir à la communauté la jouissance de droits naturels et imprescriptibles.

Article 3

Ces droits sont l'Egalité, la Liberté, la Pérennité et la Résistance à l'oppression.

Article 4

Tous les membres de la communauté sont égaux par la Nature et devant la loi des Hommes.

Article 5

La loi des Hommes est l'expression libre et solennelle de leur volonté générale ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la communauté et ne peut défendre qu’à l’encontre de ce qui lui est nuisible.

Article 6

La liberté est le pouvoir qui appartient aux membres de la communauté de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui ; l'exercice des droits naturels de chaque membre n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la communauté la jouissance de ces mêmes droits.

Article 7

Aucun membre de la communauté ne peut en détruire ou en aliéner un autre sans la raison expresse de ses besoins fondamentaux.

Article 8

Un membre de la communauté ne peut altérer les caractères biologiques d'un autre membre, ni agir sur son évolution naturelle.

Article 9

Comme les fruits sont à tous, la terre n'est à personne.

Article 10

La Pérennité est le droit principal à continuer d'exister dans son milieu naturel. Les conditions d'existence d'un membre dans son milieu doivent être suffisantes pour atteindre à son plein épanouissement.

Article 11

Toute famille de la communauté, et spécialement la famille humaine doit, dans ses activités et sa reproduction, garantir le respect des droits définis à l'article 3.

Article 12

Les progrès technologiques et scientifiques réalisés par l'espèce humaine servent les Droits de la Terre et des Espèces.

Article 13

La Résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de la Terre et des Espèces.

Article 14

Quand le gouvernement des Hommes viole les droits de la communauté, la réaction active et y compris l'insurrection constitue le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

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21 novembre 2007

Le Thon rouge se meurt... DE-FI-NI-TI-VE-MENT !!!

Antalya, Turquie — Le 18 novembre 2007. L'assemblée annuelle de la Commission internationale de gestion des thonidés de l'Atlantique (ICCAT) vient de se terminer. Les quelques décisions entérinées sur la question cruciale du thon rouge ne répondent absolument pas à l'enjeu. L'effondrement du stock évoqué par les scientifiques et les experts est plus palpable que jamais.

« Avec le plan adopté à Dubrovnik de 2006, on allait droit dans le mur… En 2007, avec les non décisions d'Antalya, on y va toujours, mais le sourire aux lèvres et la main sur le klaxon » s'indigne Stéphan Beaucher, responsable de la campagne Océans de Greenpeace France. « Ce qui s'est joué cette semaine en Turquie est inacceptable et nous oblige une fois de plus à mettre en cause les méthodes de travail des conférences de gestion des pêcheries. Celles-ci doivent être réformées de fond en comble ! »

  • Le plan de 2006, qui a pourtant montré toutes ses limites et carences cette année (surpêche record des pays européens, pratiques illégales persistantes, pêche pirate) est reconduit à l'identique.
  • Le total autorisé de captures (TAC) pour 2008 sera équivalent à celui de cette année (29 500 tonnes) alors qu'il devait baisser de 10%... Délégation américaine et organisations écologistes demandaient pour leur part un moratoire.
  • Le Japon a obtenu l'autorisation d'organiser en mars prochain une réunion parallèle réunissant tous les acteurs commerciaux du thon rouge. Ce type de démarche émanant d'un tel acteur aura pour seule conséquence de privatiser un peu plus encore une ressource emblématique des peuples méditerranéens. La bénédiction donnée par l'ICCAT au « Tuna business » mené par les autorités japonaises pour se substituer à l'autorité de gestion et de régulation est très préoccupante.
  • L'Europe restituera sa surpêche de cette année à raison de 1 400 tonnes par an à partir de 2009... La question de savoir quelle sera la base de calcul retenue (intégration des excès espagnols et italiens notamment) reste entière. Quant à la supposé « sous-pêche » déclarée par les pays du Maghreb pour les années 2005 et 2006, elle leur sera restituée à hauteur de 50%.

La communauté internationale semble considérer avec indifférence la disparition du prédateur majeur de la Méditerranée. Cette disparition provoquera pourtant un chaos écosystémique sur l'ensemble du bassin dont personne n'est en mesure d'évaluer l'ampleur.

source : Greenpeace, 19 novembre 2007

en savoir plus ? suivez le lien *

Arrêtez de consommer du thon rouge ! On peut faire des sushis sans sa chair.  Renoncez-y et faites-le savoir autour de vous ; réagissez auprès de votre poissonnier, y compris au supermarché où vous faites vos courses.

Ne soyez plus des complices muets et passifs : soyez miliants de l'environnement, par de petits gestes faciles...

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30 novembre 2006

Les mille et unes manières...

Eduquer... c'est montrer ses sentiments

«Amour, joie, tristesse, peine et colère, les sentiments font partie de la vie de famille. Les enfants manifestent leurs sentiments de façons très variées: les uns font des câlins,les autres offriront plus volontiers un dessin.

Il est important pour les enfants, et leur bon développement, de comprendre les sentiments et d'apprendre à les gérer.»

                                                                                 Marie-Josée Lacasa, psychologue

Pour autant, y aurait-il une seule et unique manière d'élever ses enfants ? Une et unique manière de se comporter, de construire des relations avec nos jeunes têtes blondes... souvent d'autant plus délicates que ces petits morpions grandissent !

Le métier de parent ne s'apprend nulle part ! L'essentiel n'est-il pas d'abord de demeurer en accord avec soi même ? Personne n'étant parfait, nous sommes assurés de commettre des erreurs, quoi qu'il advienne de nos bonnes intentions...

Déculpabilisons-nous alors, si nous ne savons pas faire passer ces sentiments ou, à l'inverse, si l'on est peut-être un peu trop démonstratif. Chacun fait ce qu'il peut avant de faire ce qu'il  veut...

Gardons-nous des jugements hâtifs, car nous sommes nous-même le produit d'une éducation. Mais la  faute n'incombe pas exclusivement à  nos  parents ou grands-parents, car ne devons-nous pas subir, avec ses aspects positifs et négatifs, notre propre chimie organique ?

Le libre-arbitre y a une part aussi, bien sûr... Mais quelle place occupe-t-il réellement en dépit des apparences ? Soyons modestes... Notre espèce, comme les autres, est programmée. Programmée pour vivre, pour survivre, pour se reproduire et puis pour mourir. Tel est le destin de toute forme de vie...

Mais le Grand Architecte qui a structuré les bases nous a  tout de même laissé cette faible part d'action que nous ne pouvons laisser passer. Essayons d'en tirer le maximum tout en sachant qu'avec ceux qui cheminent à nos côtés, qu'avec toute l'Humanité que nous côtoyons, nous sommes néanmoins seuls... Il n'y a guère que la naissance qui puisse s'accomplir à deux, ou à trois... Tout le reste de notre vie, ensuite, nous sommes seuls, jusqu'à son achèvement...

Amour, joie, peine, colère, les sentiments font partie de la vie de famille. Il est important de les comprendre, de savoir les exprimer et de ne pas en être le jouet.

                                                                          L'intelligence du coeur...

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22 octobre 2006

Qui, d'Allah ou de Jehova ?

Valent ce que valent les sondages, chacun sait bien qu'il convient de s'en méfier. Toutefois, il semblerait qu'un tiers de notre planète (enquête menée pour BBC World dans les vingt-cinq pays les plus sensibles, les plus exposés) prétenduement civilisée se déclare en faveur de la torture, légitime devant le terrorisme !!!

Autoriser la torture pour sauver des vies innocentes, telle est la justification premièpgre de cette position intenable.

Un point de vue que l'on usait déjà pour justifier des "opérations de maintien de l'ordre" à l'encontre des terroristes algériens... Terroristes ou Résistants ???

Qui sont d'abord les plus opposés à la torture, en réponse au terrorisme ?

- les Italiens à 81 %
- les Australiens et les Français à 75 % (ouf ! On respire un petit peu mieux)
- les Canadiens à 74 %
- les Britanniques 72 %
- les Allemands : 71 %.

Aux Etats-Unis, une majorité se stabilise à 58 % mais 36 % d'Américains justifient ces actes, soit un des pourcentages parmi les plus élevés dans le monde. Qui s'en étonnera ??? Le syndrôme du 11 septembre savamment entretenu par les mensonges de Bush et de nombreux médias US...

guantanamo

image : http://www.channel4.com/news/microsites/T/torture/index.html

"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose", disait Prosper Mérimée.

Les autres pays où la population tolère la torture sont sans doute plus distants avec les Droits de l'Homme et les valeurs démocratiques :
- l'Irak, 42 %
- les Philippines, 40 %,
- la Russie, 37 % (c'est vrai qu'il y a les méchants-vilains Tchétchènes ! Et un bon Tchétchène est sans doute un Tchétchène mort, selon Poutine ?)
- la Chine, 37 %.

Le cas des Israéliens, vivant dans une "démocratie totalitaire" est particulièrement révélateur aussi : 43 % soutiennent la torture, contre une majorité à peine plus importante qui réfute cette idée, à 48 %. Ces chiffres cachent une réalité un peu différente : la population israélienne est divisée entre Juifs, majoritaires, et Arabes Israéliens (près d'un citoyen sur cinq). Seuls 19 % de ces derniers sont favorables à l'usage de la torture, contre 53 % parmi les Juifs.

Allah serait donc plus miséricordieux que Jehova ?

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20 octobre 2006

Militer pour d'autres alternatives...

Au 1er février dernier, le nombre de détenus français s'élevait à 60 634, pour un nombre de places disponibles de 51 142.

Les maisons d'arrêt destinées aux courtes peines sont particulièrement surchargées, en raison de la politique outrancière de Sarko. Théoriquement, la loi attribue une cellule de moins de onze mètres carrés à un prisonnier. Il est fréquent d'y concentrer trois ou quatre détenus...

Notre société est défaillante si elle n'attribue pas une place suffisante à chaque détenu.

Rejetons parallèlement la politique actuelle qui vise à construire toujours plus de prisons !

Il est grand temps de décider un moratoire sur l'extension du parc pénitentiaire. Nous aurions tout à gagner dans la dépénalisation de certains délits, comme le fait de "faciliter le séjour irrégulier d'un étranger en France". Nous aurions tout à gagner dans le recours à des mesures alternatives à la détention.

Dominique Strauss-Kahn, candidat à la campagne présidentielle a une approche intéressante sur ce problème. Nous le rejoignons lorsqu'il affirme qu' "entrer en prison, c'est apprendre à y retourner".

François Bayrou, candidat de l'UDF pense également que des alternatives deviennent indispensables et urgentes.

Ces déclarations frappées au coin du bon sens passeront-elles le "mur" de la campagne ???

Posté par Cath et Vince à 18:26 - Société - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 octobre 2006

Marché européen

DSCN1549

A l'initiative de l'Union Européenne du Commerce Ambulant, ces marchés européens se déroulent une fois par an.
Le premier avait eu lieu à Strasbourg. Besançon a été choisie cette année pour accueillir le second.

Du 14 au 16 octobre une centaine de commerçants non sédentaires, issus des pays d'Europe et sélectionnés par leur fédération nationale, viennent proposer leurs produits sur la place de la Révolution (anciennement place du Marché, ça tombe bien !).

Le long des allées se mélangent fabrications artisanales et alimentaires : patisseries hongroises, lainages finlandais, charcuteries et pâtes italiennes, bulbes hollandais, chocolats et gauffres belges, marionnettes allemandes, créateurs de bijoux, saucissons corses, anchois de Collioure et j'en oublie...

C'est sans dire le mélange des couleurs, des odeurs et le plaisir de découvrir des produits originaux de qualité... D'ailleurs j'y retourne demain !

marche_eu 

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05 octobre 2006

Affaire Guillaume SEZNEC

Justice s'écrit avec une majuscule au travers des mots prononcés par le Parquet général :

"Ce qui me semble aujourd'hui incontestable, c'est qu'il est pour le moins difficile d'affirmer que Seznec est coupable des faits pour lesquels il a été condamné. Il convient de le [Seznec] faire bénéficier du doute et de décharger sa mémoire de la culpabilité".

L'avocat général a également précisé : "sans remettre en cause le principe de l'autorité de la chose jugée, il est tout aussi nécessaire que l'institution judiciaire accepte de se remettre en cause lorsqu'elle s'est trompée".

Posté par Cath et Vince à 16:48 - Société - Commentaires [2] - Permalien [#]

Et si on réfléchissait ?

Inutile de tourner autour du pot et de nous prendre pour des imbéciles : Sarko et sa clique, qui parlent de changer la loi,  veulent avant tout et surtout supprimer le droit pénal des mineurs.

LE modèle américain prévaut...

Est-ce la bonne réponse que de traiter un mineur comme un adulte ? Toute considération idéologique mise à part, sur le fond cette approche est-elle réellement à la hauteur des enjeux, des problèmes soulevés par les quartiers et banlieues ???

Le débat va bien au-delà du changement de la loi : c'est un véritable tournant pour la société que l'on veut nous faire prendre... à l'insu de notre plein gré ! Un tournant qui ne sera pas sans conséquences sociétales...

Prenons donc un peu de temps pour examiner et décortiquer la situation actuelle...
Ainsi, l'incarcération des mineurs serait LA solution miracle... lorsque suivis éducatifs, placements, travaux d'intérêt général et sursis échouent ?

L'Histoire pourtant nous apprend que, dès la plus haute Antiquité, finalement, on ne concevait pas de condamner les coupables à une peine d'emprisonnement. L'état de prisonnier n'était pas une punition. On s'assurait des personnes avant de leur infliger la sentence : corvée, bannissement, peine capitale... La prison pouvait être également l'endroit où l'on poussait l'enquête... par le biais de la question, c'est à dire de la torture (comme ont pu le faire la Gestapo, ou certains services de renseignements français, au cours de la guerre d'Algérie... et d'autres, comme à Guantanamo ?)

Sous l'impulsion de François Mitterrand et de Maître Badinter, alors ministre de la Justice, la peine de mort a été supprimée. Et, même s'il se trouve encore quelques nostalgiques bornés (d'une Droite très colorée) pour vouloir infliger cette ultime sentence, on ne compte plus grand monde aujourd'hui pour vouloir ressusciter la Veuve au couperet en place de Grève... La société ne s'en porte que mieux sur le registre des Droits de l'Homme... Des droits inaliénables !

Pour autant, quid de la prison ?

Une refonte globale des peines et du système carcéral aurait sans doute pu constituer une seconde et troisième phase. Mais le ministère de ce grand juriste-humaniste (Badinter) a eu fort à faire en d'autres domaines. Toutefois, nous ne trahissons guère de secret en affirmant que la "zonzon" constitue un milieu criminogène.

Le crime nourrit le crime. Par privation de liberté, on protège l'ordre public... à court terme, à très court terme...

Il importe donc d'en faire un usage intelligent, rationnel et non de céder à l'émotion publique (plus où moins manipulée ou récupérée, selon les circonstances). Il importe d'abord de demeurer en parfait accord avec l'arsenal législatif, non de s'arroger des pouvoirs incompatibles avec ceux d'un Etat de Droit...

Dans le cadre démocratique de la législation française, le recours à la détention peut être provisoire ou faire suite à une condamnation. Et, s'il doit être mis en perspective en tenant compte des faits commis, il importe davantage encore que l'on forme un projet de réinsertion, d'autant plus élaboré pour les jeunes.

Mais, sans diabolisation, nous savons que la prison s'impose parfois comme un mal  parfois nécessaire... Certes. Toutefois, elle ne peut être et ne doit demeurer qu'une solution intermédiaire, destinée à marquer un arrêt et favoriser un rebond vers une démarche d'insertion.

Bien d'autres réponses peuvent en effet se substituer à l'incarcération ou au moins la compléter. Certaines sont déjà en place, d'autres en élaboration... D'autres encore demeurent peut-être à inventer.

Au registre des  peines alternatives déjà bien testées figurent les T.I.G. (Travaux d'Intérêt Général). Sont ils réellement efficaces ?

Les services du Juge d'Application des Peines éprouvent aujourd'hui des difficultés à  leur mise en oeuvre pratique. Pour avoir une certaine expérience et avoir voulu nous investir (en intégrant de telles recrues dans nos équipes d'ouvriers de fouilles archéologiques), nous suspectons l'absence de formation initiale des référents dans les structures d'accueil (associations, écoles, administrations, entreprises...). Certains sujets, conscients d'une erreur de parcours, font preuve d'un réel esprit de coopération en se montrent activement impliqués. D'autres subissent, sans comprendre ou accepter le pourquoi de cette condamnation, avec parfois un sentiment d'injustice dans l'échelle des quotas infligés. Cette mesure, initialement réservée au primo-délinquants, c'est vue adoptée pour les multirécidivistes. Le constat s'impose alors : çà ne fonctionne plus, au risque même de démobiliser les services du Juge d'Application des Peines... Le problème est bien là : les jeunes aiment à braver l'autorité ; c'est le privilège de l'âge. La société ne faisant guère de cadeau, ceux qui sont hors des circuits du travail et de l'économie chutent plus vite et plus souvent que les autres, dans un contexte mondial où la violence s'impose désormais comme une forme de rapport, de dialogue...

Le plus souvent issus de milieux défavorisés, ils se trouvent en famille, parqués dans des banlieues ou quartiers à risques. Adolescents ou jeunes adultes, sont du reste si démunis pour affronter la vie (il n'est pas que l'argent) qu'il leur faudrait bénéficier un tutorat permanent. Du lever au coucher... Jamais notre société ne sera en mesure d'effectuer pareille prise en charge. Dérive fascisante qui n'aurait rien d'étonnant avec la lepennisation croissante des esprits : faut-il alors instaurer un permis d'enfanter ?

Quant à ceux qui grenouillent dans la mare féconde de l'économie parallèle, ils ne disparaîtront jamais. Ils appartiennent vite au domaine de la grande délinquance, qui joue dans une autre cour. Les conceptions architecturales portent leur part de responsabilité, on ne le soulignera jamais assez. Dans un souci sécuritaire, on en viendra progressivement à des interventions radicales de type hausmannienne (percée de grands boulevards dans la capitale, pour éviter les mouvements ouvriers du XIXe siècle)...

Mais fi des digressions ! Beaucoup de braves gens s'indignent : pourquoi remettre un jeune casseur de bagnole ou de vitrine en liberté, au lendemain d'une arrestation en flag  ? Pourquoi ne rien faire à son encontre ?

Cette idée, plus que répandue, est évidemment fausse. N'avons-nous pas un peu trop tendance à croire que ce qui n'est pas visible n'existe pas ??? On ne peut raisonnablement estimer que les tribunaux pour enfants ne punissent jamais. En 2005, 7 500 condamnations à des peines de prison ferme ont été prononcées, sur
environ 75 000 condamnations. Il faut y ajouter 15 000 condamnations à des peines de prison avec sursis simple ou sursis-mise à l'épreuve...
Les petits délinquants, auteurs de tags, menus larcins, de bris de vitrine ou casses de voiture se trouvent bel et bien jugés, dès lors qu'ils sont appréhendés et avec des preuves réelles. Nul n'échappe à la règle... Et l'enfermement n'est pas la seule et unique réponse.

Il est normal d'essayer d'autres voies et de prononcer des mesures éducatives qui ne dispensent pas pour autant d'une peine ultérieure à purger. Si ce délinquant rentre à son domicile, un éducateur le prend néanmoins en charge. Ensuite, il y aura des dommages et intérêts à régler, qui peuvent être lourds, surtout si la famille n'est pas assurée... Mais toutes les familles ne sont pas solvables... Les travailleurs sociaux se trouvent en nombre insuffisants et, à peine sortis de l'école, ils se trouvent confrontés à des réalités qu'ils soupçonnent à peine et éprouvent fréquemment des difficultés dont ils sont parfois à peine conscients.

Ici encore : cruel manque de moyens...

On évoque, pour montrer qu'on ne veut pas faire preuve de laxisme, la volonté de sanctionner plus sévèrement, tant sur le plan judiciaire que financier, les parents de délinquants récidivistes. Peu de parents portent une responsabilité dans l'état de délinquance de leur enfant, moins encore l'encouragent. Tout au contraire, beaucoup sont navrés de ce comportement et multiplient les efforts pour protéger leurs enfants de la spirale infernale, la briser. Non sans douleur, ils n'hésitent d'ailleurs pas à  demander de l'aide aux services éducatifs, à la police, à la Justice même. Les réponses adaptées tardent parfois à venir, faute de budget, faute de personnels... Il faut des
moyens humains au service de la loi. A quoi sert-il d'ordonner des mesures éducatives si elles ne sont pas exercées dans les quelques jours qui suivent son prononcé ?

C'est là, précisément, que le bas blesse... De manière générale, on note que les mesures ordonnées ne peuvent pas faire l'objet d'une application immédiate.

Ceci est de la responsabilité directe du politique !!!

La Droite au pouvoir a préféré s'investir dans d'autres solutions, pour le seul domaine de la détention, à l'exemple des Centres Educatifs Fermés. Une goutte d'eau, dont la réponse n'est pas adaptée pour le plus grand nombre. Pourquoi ne préfère-t-on pas employer davantage d'éducateurs pour travailler en amont avec les jeunes ? Pourquoi fustiger les policiers qui s'investissent dans le domaine de la prévention ? Parce que c'est un choix, celui de Sarko... Mais RIEN dans son programme (dans le projet de loi dit, abusivement, "de prévention de la délinquance") ou quasiment rien sur les politiques sociales, familiales, urbanistiques, économiques afin de permettre à des jeunes de vivre dans des conditions prévenant l'inscription dans la délinquance.

Autres chiffres significatifs : 1,23 milliard d'euros se consacre en France aux missions de garde et de sécurité dans les prisons... contre 163 millions d'euros en faveur des actions de réinsertion. Flagrand délit : le ministère de l'Intérieur entend uniquement instruire à charge et milite pour la "désinsertion"...

En taule !!! Tout le monde, en taule !!!

Posté par Cath et Vince à 13:09 - Société - Commentaires [1] - Permalien [#]
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