01 juillet 2008
Jean-Pierre Sergent
Nous l'avions découvert lors d'une représentation de la Traviata où son oeuvre illustrait la musique.
La Traviata, opéra théatre de Besançon
Nous avons eu hier l'occasion de rencontrer l'artiste dans son atelier pour le vernissage de sa dernière exposition, à Besançon.
Jean-Pierre Sergent s'inspire des cultures ethniques améridiennes, entre autres, pour créer de riches sérigraphies sur papier ou sur plexiglass.
Né à Morteau, étudiant aux Beaux-Arts de Besançon, il exporte son travail aux Etats-Unis ou au Canada où il est un artiste reconnu.
Nous apprécions l'homme et son travail, d'une grande richesse symbolique et picturale.
A découvrir : http://www.j-psergent.com/sergent_bio.htm
06 © Jean-Pierre Sergent
24 avril 2008
A toi...
Je suis à Toi, rien qu'à Toi.
J'aime pleinement cette l’idée d’être à Toi, rien qu’à Toi, tout à Toi
j’aime pleinement cette réalité, qui enveloppe et réchauffe, qui m’est une raison de vivre
Il n'y a désormais plus que Toi, Exclusive à mes yeux, sans que Tu ne sois en rien exagérément possessive
et puis, il y a moi, l’exclusé...
à Toi pour aussi longtemps que Tu voudras de moi
22 avril 2008
BON ANNIVERSAIRE...
Sale temps en ce moment !!!
Il pleut, il neige, il grêle : je n'y comprends plus rien.
La météo me rendra fou si elle n'y prend guère
Mais tant pis... Il y a tout de même des raies de Soleil ! Alors, le reste... je m'en fiche !
Voici le plus beau rayon de lumière du jour
Puisse cette lumière (re)devenir Lumière
21 avril 2008
Autres temps...
Autres moeurs ? En sommes-nous si sûr ?
18 avril 2008
souvenir de Bretagne
Des anémones marguerites, sur une épave à 7 m
sous la surface de la mer de Graves...
Constellation africaine ?
photo Cath, avril 08
08 décembre 2007
ETRE PARFAIT ???
La perfection n'existe pas, c'est une évidence...
A mon sens, chacun a ses défauts et doit vivre avec, chercher à les rendre acceptables pour les autres. La quête de la perfection ne peut qu'engendrer des troubles mentaux. Se remettre en question, en revanche, c'est aussi et surtout admettre que l'on est ce que l'on est, fort heureusement, mais aussi admettre que nos erreurs, nos émotions, nos pulsions, nos passions peuvent parfois nous entraîner un peu loin... Trop, en tout cas, pour risquer de mettre en pièce l'harmonie.
Chacun évolue selon sa chimie interne, son vécu... A quoi bon le nier ? Etre parfois en déséquilibre n'a rien d'un comportement anormal ou prépubère... Le charme de la Tour de Pise ne résulte-t-il pas dans son "imperfection" ?
Il faut aussi admettre que les autres ne sont pas nous, qu'ils ne pensent pas comme nous, ne vivent pas comme nous, ne respirent pas comme nous. Les gens que l'on dit parfaits sont impossibles à vivre : rien ne les satisfait.
Lorsque j'étais enfant, il me fallait être droit, ne pas me salir, être ordonné... Avoir une grande obligation de rigueur, dès le plus jeune âge. Aujourd'hui, c'est un drame. Ma façon d'être est directement en prise avec la manière dont j'ai été modelé dans ma prime enfance. C'est ainsi. Maintenant que j'en ai pris conscience, il me faut apprendre à vivre avec, à m'en détacher aussi... Et à trouver un subtil équilibre pour celle que j'aime, à le reprendre quand il flanche et le remettre d'aplomb, avec le fil et l'équerre. Un travail qui n'est jamais fini... Mais il est une chose qui demeure, intangible : je n'aime pas me confier et garde au plus profond de moi ce que je vis. Pourquoi irais-je partager avec ceux qui sont, par définition, étrangers à nos relations ??? Pourquoi irais-je me plaindre ou chercher conseil ? Il n'est pas deux situations identiques et, assurément : l'expérience acquise est à jamais intransmissible.
Efforçons-nous de trouver les chemins à emprunter ensemble, à éviter les ornières et les bosses, à deviner la piste parfois difficilement visible... Parce que je veux toujours et encore croire en Nous.
23 novembre 2007
Affaire à saisir
A VENDRE
occasion (presque) unique, à saisir
M.B.A.Vals, photo Ojéda
GRANDE BRADERIE
à l'initiative de Nicolas Sarkosy et de Jean-François Mancel
d'autres oeuvres sont disponibles, consultez les catalogues
22 novembre 2007
Une autre Solution Finale...
photo : Gérard Soury *
Monsieur Yutaka Ilmura, Ambassadeur du Japon en France
7, Avenue Hoche 75008 Paris : consul@amb-japon.fr
Monsieur l'Ambassadeur,
C'est avec la plus grande consternation que je viens d'apprendre que le Japon compte tuer encore 1. 035 baleines cette année, dont cinquante baleines à bosse, dont les organisations internationales avaient réussi à assurer la protection, par un Moratoire signé depuis 1986. Une flotte de quatre baleiniers-usines, dirigée par le Nisshin Maru de 8. 044 tonnes, est partie le 18 novembre dernier depuis le port de Shimonoseki, pour le Pacifique et l'océan Antarctique afin d'engager une nouvelle chasse commerciale, dissimulée sous des prétextes scientifiques qui ne leurrent personne.
Certes, la population des Mégaptères a repris une taille relativement acceptable mais elle se trouve toujours fortement menacée : la fonte très importante des banquises arctiques et antarctiques cette année, a généré d'importantes éclosions de planctons et de bancs de krills en ces mêmes endroits, mais il est évident que le réchauffement planétaire provoquera, à moyen terme, des changements radicaux et, dès lors, également préjudiciables pour la survie des grandes dames. Leur migration vers le Sud répond à leur mise bas : la menace se trouve par conséquent amplifiée par l'irresponsabilité écologique du Japon en la matière.
Lamentablement, votre pays tente de tuer ces espèces qui appartiennent au patrimoine naturel universel pour maintenir une industrie non rentable et très subventionnée.
Sachez que je m'oppose et m'opposerai avec la dernière énergie aux actes barbares de la chasse baleinière promue par votre pays. Sachez que je place ces actions au rang des agissements les plus sordides, les plus criminels qui soient, contribuant à une extermination programmée de la vie marine sur notre planète, à l'orchestration d'une véritable solution finale...
Je ne raterai pas une occasion de faire entendre mon opposition à chaque fois que le gouvernement japonais ou une entreprise japonaise voudra faire des présentations publiques en France. De plus, je n'achèterai aucun produit ou service de votre pays, tant que cette politique ignoble sera en vigueur.
J'ai honte de vos actions.
http://afp.google.com/article/ALeqM5j3dzZSsFeiWCfke6cT5rVOk3aoAQ
DECLARATION DES DROITS DE LA TERRE ET DES ESPECES
Article 1
La Terre est première et mère de toute vie. Le sol, l'eau, l'air, les plantes et les animaux la composent et y vivent en étroite dépendance. Ils forment une communauté. L'Homme, en tant qu'espèce, est membre parmi d'autres de cette communauté.
Article 2
Tout gouvernement des Hommes doit être assuré en vue de garantir à la communauté la jouissance de droits naturels et imprescriptibles.
Article 3
Ces droits sont l'Egalité, la Liberté, la Pérennité et la Résistance à l'oppression.
Article 4
Tous les membres de la communauté sont égaux par la Nature et devant la loi des Hommes.
Article 5
La loi des Hommes est l'expression libre et solennelle de leur volonté générale ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la communauté et ne peut défendre qu’à l’encontre de ce qui lui est nuisible.
Article 6
La liberté est le pouvoir qui appartient aux membres de la communauté de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui ; l'exercice des droits naturels de chaque membre n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la communauté la jouissance de ces mêmes droits.
Article 7
Aucun membre de la communauté ne peut en détruire ou en aliéner un autre sans la raison expresse de ses besoins fondamentaux.
Article 8
Un membre de la communauté ne peut altérer les caractères biologiques d'un autre membre, ni agir sur son évolution naturelle.
Article 9
Comme les fruits sont à tous, la terre n'est à personne.
Article 10
La Pérennité est le droit principal à continuer d'exister dans son milieu naturel. Les conditions d'existence d'un membre dans son milieu doivent être suffisantes pour atteindre à son plein épanouissement.
Article 11
Toute famille de la communauté, et spécialement la famille humaine doit, dans ses activités et sa reproduction, garantir le respect des droits définis à l'article 3.
Article 12
Les progrès technologiques et scientifiques réalisés par l'espèce humaine servent les Droits de la Terre et des Espèces.
Article 13
La Résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de la Terre et des Espèces.
Article 14
Quand le gouvernement des Hommes viole les droits de la communauté, la réaction active et y compris l'insurrection constitue le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
21 novembre 2007
Le Thon rouge se meurt... DE-FI-NI-TI-VE-MENT !!!
« Avec le plan adopté à Dubrovnik de 2006, on allait droit dans le mur… En 2007, avec les non décisions d'Antalya, on y va toujours, mais le sourire aux lèvres et la main sur le klaxon » s'indigne Stéphan Beaucher, responsable de la campagne Océans de Greenpeace France. « Ce qui s'est joué cette semaine en Turquie est inacceptable et nous oblige une fois de plus à mettre en cause les méthodes de travail des conférences de gestion des pêcheries. Celles-ci doivent être réformées de fond en comble ! »
- Le plan de 2006, qui a pourtant montré toutes ses limites et carences cette année (surpêche record des pays européens, pratiques illégales persistantes, pêche pirate) est reconduit à l'identique.
- Le total autorisé de captures (TAC) pour 2008 sera équivalent à celui de cette année (29 500 tonnes) alors qu'il devait baisser de 10%... Délégation américaine et organisations écologistes demandaient pour leur part un moratoire.
- Le Japon a obtenu l'autorisation d'organiser en mars prochain une réunion parallèle réunissant tous les acteurs commerciaux du thon rouge. Ce type de démarche émanant d'un tel acteur aura pour seule conséquence de privatiser un peu plus encore une ressource emblématique des peuples méditerranéens. La bénédiction donnée par l'ICCAT au « Tuna business » mené par les autorités japonaises pour se substituer à l'autorité de gestion et de régulation est très préoccupante.
- L'Europe restituera sa surpêche de cette année à raison de 1 400 tonnes par an à partir de 2009... La question de savoir quelle sera la base de calcul retenue (intégration des excès espagnols et italiens notamment) reste entière. Quant à la supposé « sous-pêche » déclarée par les pays du Maghreb pour les années 2005 et 2006, elle leur sera restituée à hauteur de 50%.
La communauté internationale semble considérer avec indifférence la disparition du prédateur majeur de la Méditerranée. Cette disparition provoquera pourtant un chaos écosystémique sur l'ensemble du bassin dont personne n'est en mesure d'évaluer l'ampleur.
source : Greenpeace, 19 novembre 2007
en savoir plus ? suivez le lien *
Arrêtez de consommer du thon rouge ! On peut faire des sushis sans sa chair. Renoncez-y et faites-le savoir autour de vous ; réagissez auprès de votre poissonnier, y compris au supermarché où vous faites vos courses.
Ne soyez plus des complices muets et passifs : soyez miliants de l'environnement, par de petits gestes faciles...
01 octobre 2007
Altérités
Meryem Koufi, photo www.cr-franche-comte.fr
Pour la Compagnie Altérités, la musique est un lien favorisant la rencontre et le rapprochement des peuples. La Compagnie avait déjà travaillé en 2005 sur le spectacle Gharnata, voyage à travers les musiques arabo-andalouses et africaines.
Meryem Koufi, artiste algérienne, eût l'idée de mettre en musique des textes de Al Halladj -poète soufi du VIIème siècle-. Manuel Aguilar étudia les musiques traditionnelles en Inde. L'union des talents de Meryem, de Manuel et des musiciens indiens donnèrent samedi 29 septembre un spectacle riche, coloré, chaleureux, empreints de spiritualité : Darb al–Harir (chemin de soie). Le chant arabe de Meryem était merveilleusement servi par la musique indienne.
A l'invitation du percussionniste, les spectateurs, d'abord assis en tailleur sous la tente d'inspiration berbère du Magic Mirror, finirent par se lever et bouger au son de cette musique rythmée.
Le groupe reste à Besançon quelques jours pour participer, le 5 octobre, au festival de musiques de rue et, le 17 octobre, pour une représentation à l'Opéra-Théâtre.
Nous avons failli ne pas voir ce spectacle exceptionnel d'ouverture culturelle. En effet, suite à la politique d'immigration actuelle (et ses exigeances en matière de biométrie), ne faisant pas partie de la CEE, les musiciens indiens eurent beaucoup de difficultés à obtenir un visa : bloqués quinze jours aux frontières, ils arrivèrent in extrémis la veille du spectacle, ne pouvant répéter ensemble que le jour même. D'ailleurs le sitar d'un des musiciens n'est pas arrivé : par chance un habitant bisontin en possédait un qu'il eût la gentillesse de prêter...
On dit que la musique n'a pas de frontière. La France était jusqu'ici un pays de culture et de libertés... Le consulat d'Algérie, lui, s'était associé au spectacle.
Un repoussoir, la France ?
Ecouter un extrait *
Historique du groupe *
festival de musique * de Besançon
29 septembre 2007
Misia chante Lisboa
photo www.tropical-music.com
D'abord se fait entendre une voix, puis elle apparait, pieds nus, de noir vêtue, éclairée par le rouge de ses lèvres.
Sa voix, profonde et lumineuse, est merveilleusement servie par une guitare portugaise, une viole de Fado et un violon.
Elle a quitté Lisbonne pour Paris il y a un an. Ce soir elle a partagé le rêve de sa ville. Un rêve que nous avons vécu dans un lieu étrange : le Magic Mirror, une sorte de tente arabo-andalouse, tapissée de velours rouge et violet, habillée de bois, de miroirs et de verre cathédrale.
Son Fado raconte sa nostalgie de Lisboa, il parle des quartiers de sa ville, il sert les mots des poètes portugais. En l'écoutant je voyais Lisbonne, ses pavés, son tramway, ses azulejos, la mer... Elle chante le visage levé vers le ciel, les yeux mi-clos, comme vivant son rêve.
Son Fado est moderne : elle n'hésite pas à faire parler les auteurs contemporains, sortant du Fado plus classique. Mais ses mots parlent toujours de nostalgie, de tristesse, de Lisboa.
Elle fût d'une extraordinaire générosité, échangeant avec le public, parlant avec les portugais présents...
Pour terminer, elle nous gratifia d'un immense cadeau : une chanson de Piaf, a cappella... Piaf était fadiste dans sa façon d'être, sa voix aurait pu servir le Fado... D'ailleurs, pour sa prochaine tournée, Misia chantera Piaf.
http://www.fr.misia-online.com/
27 septembre 2007
Rentrée culturelle
La rentrée culturelle s'est faite pour nous en beauté : nous avons assisté samedi à la finale du concours international des chefs d'orchestres de Besançon *. C'était époustoufflant !
Trois chefs qui dirigeaient le même orchestre (d'île de France) pour trois morceaux :
Finale, une création de Bruno Mantovani pour le festival (né en 1974)
Introduction et Rondo capriccioso de Camille Saint-Saëns (1835-1921) avec au violon l'extaordinaire Régis Pasquier (que nous avons eu le plaisir d'écouter trois fois !).
Suite n°2 de Daphnis et Chloé de Maurice Ravel (1875-1937)
A chaque interprétation nous avons eu l'impression d'entendre quelque chose de différent. C'est incroyable ce qu'un chef peut mettre comme touche personnelle. Le public a pu voter, unanime : Darell Ang, jeune chef de 29 ans de Singapour, est le lauréat du concours.
Nous avons aimé également la direction de Johannes Klumpp, allemand de 26 ans. Celle de Luke Dollman, australien de 32 ans, était un peu trop puissante à notre goût.
Le spectacle n'était pas fini pour nous. Hier soir nous avons pu écouter le Choeur de l'Opéra de Lausanne * dans la cathédrale de Besançon.
Bach : Komm, Jesu, komm
: Der Geist hilft unser Schwachheit auf
Mendelssohn : Ave Maria
: Mitten wir im Leben sind
: Ehre sei Gott in der Höhe
Messiaen : O sacrum convivium
Là encore le plaisir fût au rendez-vous, en particulier devant le très bel Ave Maria de Mendelsshon.
Demain : du Fado et samedi de la musique Soufi, toujours dans le cadre du festival...
http://www.festival-besancon.com/
23 août 2007
Pierre Ambroise Choderlos Laclos
image wikipedia
Pierre Ambroise naît à Amiens en 1741, dans une famille de petite noblesse qui réside dans un hôtel de l'actuelle rue Dupuis. Fils d'un secrétaire de l'Intendance, Choderlos Laclos est admis à l'école de la Fère, en 1760. Il devient sous lieutenant à l'âge de 19 ans, servant dans l'artillerie. Ses origines ne l'autorisent pas à occuper un plus haut rang. Il se retrouve en garnison à La Rochelle, Toul, Strasbourg, Grenoble (1769 à 1775), à Besançon, à Rochefort (en 1777)...
Cette même année, il est chargé de créer une école d'artillerie à Valence (où Bonaparte est reçu plus tard). Parallèlement, pour tromper l'ennui, il fréquente les salons, écrit des poèmes. L'opéra dont il rédige le livret connaît un échec patent en 1777.
Il est de retour à Besançon en 1778 puis, au début des années 1780, Chaderlos oeuvre ensuite aux fortifications des îles d'Aix et de Ré. En 1781, il demande un congé de six mois et se lance dans la conception d'un roman épistolaire. Homme de plume, il n'en est pas à sa première tentative. Cette fois, les sulfureuses Liaisons Dangereuses qu'il compose avec une certaine rigueur et une précision toute militaire rencontrent un abondant lectorat. Dans son oeuvre, Madame de Merteuil et Valmont se livrent à des libertinages.
Le scandale accompagne la parution, en 1782, ce qui signifie explicitement succès ! Le roman plaît et est décrié pour une évidente raison : il dépeint sans complaisance les moeurs de l'époque. Peu scrupuleux, la marquise et le vicomte complotent. Vengeance, calculs, manipulations et manoeuvres sont leur raison d'être (les feuilletons télévisés contemporains n'ont rien inventés...). Ils excellent dans l'art de maîtriser leurs passions. Cela les conduit à leur perte : Valmont est tué en duel tandis que la marquise, condamnée en justice, souffre de la variole qui finit par l'emporter... Au XXe siècle, cette création de grande qualité est portée à l'écran à plusieurs reprises.
Chaderlos de Laclos rencontre Marie-Soulange Duperré en 1783. Il l'épouse trois ans plus tard à La Rochelle. De cette union nait, en 1785, un essai intitulé De l'Education des femmes, prônant avant la lettre l'égalité des droits de l'homme et de la femme et appelant à une révolution dans les rapports entre les sexes ?
Il rédige également une Lettre dénonçant les théories de Vauban. Cet écrit provoque un certain tollé dans l'armée. N'y espérant plus de promotion, il en démissionne en 1788 pour rejoindre Paris et être conseiller et secrétaire du duc d'Orléans (futur Philippe Egalité).
Nommé maréchal de camp, il est naturellement emprisonné pour Orléanisme, suite à la trahison de Dumouriez. Libéré lors du 9 Therminador, il est réintégré dans l'armée par Carnot, qui l'affecte au rang de général de brigade.
Laclos travaille alors au Palais-Royal, siège de la famille d'Orléans. Après la prise de la Bastille, il accompagne le duc à Londres pour un bref exil.
De retour à Paris en 1790, il rejoint les Jacobins et s'emploie activement auprès de Danton et de Bonaparte. Avec la Révolution, les activités professionnelles de Laclos prennent en effet une autre ampleur. Il est nommé général d'infanterie en 1792. La Terreur ne l'épargne pas : il est incarcéré le 1er avril 1793 sur ordre du Comité de sûreté générale en raison de ses amitiés avec la famille d'Orléans. Une main secourable vient à son secours ; il se trouve libéré en mai.
On le retrouve au Château-Neuf de Meudon, chargé par la Convention d'expérimenter le boulet creux (l'obus) qu'il vient d'inventer. Il est à nouveau incarcéré le 5 novembre à Picpus, avant d'être de nouveau libéré le 1er décembre 1794, après avoir échappé de peu à la guillotine. Sans doute son appartenance à la franc maçonnerie l'aide-t-elle à échapper plusieurs fois à la peine capitale. Il semble avoir été initié à l'Orient de Besançon.
En 1800, sur décision directe et personnelle de Bonaparte, Chaderlos est nommé général de brigade dans l'artillerie, se trouvant ainsi récompensé pour le rôle qu'il a joué lors le 18 Brumaire. Nommé commandant d'artillerie dans l'armée d'observation des Etats du royaume de Naples, au début 1803, il meurt de dysenterie à Tarente, le 3 septembre suivant.
Mari fidèle, il s'éteint sans avoir mis en forme son projet d'écriture d'un roman montrant "qu'il n'est de bonheur que dans la famille"...
11 août 2007
Jean et Marine, Marine et Jean
Deux enfants en devenir adultes...
Deux personnalités, parfois rudes...
Deux personnalités
ancrées au plus profond de mon abyssal Amour, paternel
Quelle que soit la distance
Quel que soit le temps
Quelle que soit la saison
Quels que soient les bourrasques extérieures :
Vous êtes toujours présents en moi
Laissons donc faire les choses :
rien n'est impossible, puisqu'il en est ainsi !












